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Toulouse : Et si on partageait tous le même lit ?

article publie le 22.11.2014 sur le cabinet de curiosite feminine

image notes oreiller

Oh mais on dirait que Bakélite nous séduit encore en accueillant en son sein magnifique un spectacle théâtral et musical totalement érotique !

« Un duo qui offre un voyage sensuel, sur une corde tendue entre désir et envie de ricaner bêtement » : une comédienne au centre du public, des textes comme des confidences, une large robe cachant des images mystérieuses, un musicien obéissant, des spectateurs autorisés à glisser leurs mains dans des fentes malicieuses …

Je rosis déjà de plaisir et de curiosité en imaginant l’ambiance intimiste, l’électricité qui circule, les petits rires nerveux, la complicité qui grandit, les regards qui baissent, les regards qui osent…
Mais aussi les mots d’après, « ça te plairait toi si on faisait ça », « je pensais pas mais ça m’a excité tu sais cette histoire », « et si on en lisait tous les deux des bouquins coquins » …

Ben oui. Parlons-en. Rêvons. Tirons inspiration. Parce que le plaisir, ça s’apprend et ça se crée. Merci de nous en donner l’occasion !

Et alors, comme évidemment plus on est de fous, plus on jouit : venez donc laisser votre empreinte sur l’oreiller …

La Mue – Risibles amours

TEXTES PUBLIÉS DANS la revue MULTIPRISE n°30 D’OCTOBRE 2014

@Nadia VonFoutre
@Nadia VonFoutre

Ça vient du bide. Ça vient du sang. Ça vient du sexe. Des muqueuses. Du creux du plein. Une femelle.
Ça vient de l’eau, ça vient de la source, de la terre, de celle qui reste derrière les ongles, de celle dans laquelle on se roule, épuisées, vidées, régénérées, femelles de tous temps, femelles de tous âges, femelles sauvages.
Ça vient du feu, du sang qui chauffe, des organes qui rougeoient, de la braise à l’intérieur de nos ventres révélés.
Ça devient air, bulles de joie, évanouissement, n’être plus soi, disparaître, devenir atmosphère. Ça devient eau, corps entier qui coule dans une ronde sans fin.
Je suis une Femelle. Reliée à vous toutes. Dans une danse magnifique et triomphante. Les pieds dans la terre,les chairs en feu, l’âme dans le ciel, le sexe fondant.
Et toi, mon Mâle, je danse grâce à toi.
Alors. Les fils se tissent. Nos chairs se nouent. Nos veines se cousent. Nos langues se soudent. L’un dans l’autre. L’autre dans l’un.
Le reste. Du détail. Un homme. Une femme. Une femelle. Un mâle. En nous, la mémoire de tous les amours sauvages. Je t’appartiens.

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Toulouse, capitale érotique du Groland

Article publie le 12.09.2014 dans le cabinet de curiosite feminine

@AJ Dirtystein
@AJ Dirtystein

Du 15 au 21 septembre débarque à Toulouse, pour la troisième année, le FIFIGROT, Festival International du Film Grolandais de Toulouse.
Pendant une semaine, on le sait maintenant, la ville démocratise, la ville rigole, la ville respire, en découvrant de multiples courts et moyens métrages qu’on ne verra nulle part ailleurs, des spectacles, des concerts… et ce dans tous les recoins (et oui comme toujours nos Bar-Bars et autres établissements toulousains jouent le jeu !).

Et cette année, merci Fifigrot, une rétrospective qui va enfin dévoiler du cul sur nos écrans, et même, on le chuchote dans les rues des Carmes, dans notre bar à vodka préféré !

L’ « Hymne à la révolution sexuelle » va-t-elle enflammer Toulouse ??

Pour le savoir, allez donc voir ces curiosités : des pornos de 1975 à aujourd’hui, un ciné-concert, et même une soirée Queer à l’Utopia, où les travaux de notre performeuse toulousaine préférée, et néanmoins docteur, Aj Dirtystein, seront mis à l’honneur.

Et que se passe-t-il aussi la même semaine dans la Ville Rose ? Ben le premier atelier du Cabinet de Curiosité Féminine sur le plaisir solitaire ! Nous aussi on fait la révolution…

Welcome Toulouse !

publie le 10.09.2014 dans le cabinet de curiosite feminine 

@Boy Connection
@Boy Connection

C’est la rentrée. Oui on l’a bien compris. Le périph’ se charge, le parc du canal aussi, les enfants sont partout, les mères en parlent, les pères s’en foutent. Et ça, c’est bien cliché !

Ouais c’est la rentrée, mais nous on va bien s’amuser.
On va parler sexualités…
Toulousain-e-s, le Cabinet de Curiosité Féminine arrive chez vous !

Au programme, l’animation d’ateliers sur des sujets variés : on commence par le plaisir solitaire, pour les femmes, dès le 20 septembre !
Suivront, pêle-mêle, le désir dans le couple, sexualité et maternité, le désir au masculin, on pourra aborder le BDSM, imaginer d’autres thèmes, comme le sexe tantrique, et puis favoriser des moments où notre corps s’exprimera, en dansant, en respirant, en jouant…

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La Mue – La vie est ailleurs

textes publiés dans la revue multiprise n°29 de juin 2014

@Charlotte Massip
@Charlotte Massip

Ça a commencé par une forêt. Touffue. Noire.
Puis, une falaise. Me jeter dans le vide.
Pierre qui tombe, en elle la promesse d’une plume triomphante.
Mais comme un reflux le vertige vient me nouer. Souvent, de plus en plus souvent.
Alors je le décide : je ne veux plus être cette femme. C’est gris. C’est épuisant. C’est chiant.
Je quitte cette peau. J’en revêts une autre.
Ou plutôt : j’arrache de cette peau, morceau par morceau, des lambeaux.
Et dessous apparaît enfin ma peau. MA peau.
Mais. L’ancienne peau gueule. Hurle. Au carnage. Le sang coule. La chair remue. Des boules se nouent. Elle ne veut pas n’être que costume, ridicule déguisement jeté de côté pour laisser la nature exulter. Non. Elle gueule. Tu rêves. Ce n’est pas ça la vie. Ecoute moi, je suis Toi, tu me connais, tu me maîtrises, avec moi tu réussis, tes pas trouveront seuls la route. Avec moi, les balises sont posées, inscrites au fer au plus profond de toi.
Oui mais.
Vieille peau.
Le voyage a commencé.
Tu es déjà en lambeaux. Amputée de certains morceaux. Alors. Je te connais. Je t’aime. J’ai pitié de toi. Je suis fière de toi. Les coutures de ma nouvelle peau seront de toi. Tu m’accompagnes depuis tant de temps.
Mais. Je dois continuer à marcher. Aller plus loin. Au bout ? Il n’y a pas de bout, juste une route qui part loin, vers une terre inconnue. Une route qui parfois devient forêt. Une route qui laisse entrevoir des trous.
Descendre dans le trou pour remonter ensuite. Retrouver une route plus fleurie. Avec des oiseaux qui chantent. Le trou peut être profond. Les arbres denses.
N’aies pas peur. Traverse, ne fais pas de détour. Un peu de courage ! Ta nouvelle peau se raffermira, s’approfondira, creusera ses racines dans ta chair. Colorée, sensuelle, intuitive, sauvage. Forte parce que fragile. Forte parce que femme. Forte parce que dépendante. Forte parce qu’indépendante.
Oui. Il est douloureux de quitter cette peau. Oui tu es terrorisée. Tu en as le droit.
Aime cette terreur, aime cette peur. C’est déjà ta nouvelle peau qui parle.
Et souviens-toi, toujours : rien ne vaut un tel voyage.

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